Mercredi 21 octobre 2009





AI-JE SOLICITE DES PAGES DE PUBLICITE SUR LE BLOG  ?

NE PLUS LE VISITER DE QUELQUES JOURS ET ON S'EN SERT

EST-CE NORMAL ?

CE N'EST PAS LA PREMIERE FOIS QUE JECONSTATE CELA

A QUI M'ADRESSER POUR QUE CELA NE SE RENOUVELLE PLUS ?

Par Mariliane
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Mardi 20 janvier 2009

Le temps de l'enfance semble parfois très proche, dès que se déroulent les souvenirs. Alors s'approchent les images. Un travail de mémoire fort agréable tout compte fait.
Après le texte déposé hier, s'est mis à défiler un passé lointain, qui n'a pas l'air d'avoir pris une seule ride. Ce sont des moments intenses où même les parfums arrivent à chatouiller nos narines. Du moins est-ce toujours cette impression indéfinissable qui vient réveiller nos sens en éveil même à une distance aussi longue... cette sensation est tout de même curieuse.
Mais je ne vais jamais au delà de mon questionnement, je prends !
La suggestion serait-elle tellement forte que l'esprit lui-même se met à aller cueillir des sensations ?
Curieux aménagement que celui de la mémoire...
Après de poétiques pensées, le texte s'impose pour cette cueillette aux couleurs marocaines.
Me voilà de nouveau vagabonde sur mes pages blanches. Je n'ai même pas besoin de forcer l'imaginaire. Coule telle une rivière qu'aucun obstacle ne vient tirer de son long cour sinueux...

Je me revois fort bien tout comme je le décris dans ma prose. Assise sur une murette qui semblait avoir été taillée dans la pierre. Une grosse masse rocheuse travaillée sans ménagement. Un banc bien agréable pour les enfants du coin venant chercher sur ce bord de route un passage souhaité. Il faut dire qu'à l'époque, ce petit coin de campagne n'était pas très visité, et encore moins passager.
Me voilà donc à quelques kilomètres de Marrakech. Sept me semble-t-il... selon les dire des adultes.
C'est le plein été, entre la propriété d'un homme riche et important, et une ferme agricole. Vergers à perte de vue.
Oranges en grande majorité, mais j'ai pu goûter à quelques mandarines, pamplemousses et citrons tout aussi bien arrachés de leurs branches. De petits larcins d'enfants... avec toutes la prudence que cela requiert. Forcément ! A ce petit jeu là j'étais une experte.
Les fruits éclataient de lumière sous les rayons du soleil, durant la journée. Cette luminosité faisait danser les ors et les oranges. Enfouis dans les verts feuillages, l'offre nous paraissait par trop tentante. A ces merveilles, face à ces vergers un exceptionnel contraste harmonisait le tout. Devant cette ferme généreuse, où mes parents louaient un trois pièces, s'ouvrait l'ocre et le jaune chatoyant du désert. Avec la magnifique parure de l'Atlas pour horizon dentelé. Les sommets enneigés enluminés du bleu céleste. Splendeur d'aiguilles qui n'ont eu de cesse de bercer les quelques petites années de mon enfance passées dans ce coin de nature. Juste aux portes du désert.
A ce moment là je ne savais rien de la neige. Mais elle me souriait, elle était là, présente et prête à se laisser admirer. Vous pensez bien que je ne m'en suis pas privée.
On la racontait glaçiale, ce que j'avais bien du mal à imaginer. Ici, les étés on ne ressentait que la moiteur d'une chaleur frôlant presque les 40° ou parfois l'atteignant. Sans frigidaire pour repère, voilà qui compliquait la recherche mentale.
Je ne me souviens même pas des hivers de cette partie de l'Afrique du Nord. Alors que les hivers algériens, je ne les ai pas oublié.
Nos nuits d'été se prolongeaient dans les plaisirs du temps que nous ne comptions pas. Le sommeil tardait souvent à venir par de telles températures, où le vent s'invitait rarement. Après une journée à fuir la dureté du soleil, la nuit nous délivrait de cette tension dans la recherche absolue de l'ombre. Quelques petits degrés de moins n'étaient pas négligeables. C'est ainsi que devant les portes s'installaient les habitants des lieux. Sur le pas de leurs maisons, les femmes se retrouvaient pour discuter de soucis ménagers, ou pour nous faire entrer dans l'intimité d'autres familles. La bonne humeur n'oubliait jamais d'être présente. Un trait bien d'Afrique du Nord où les problèmes vont et viennent entre les rires. Magie africaine... un peu détourner les larmes au bénéfice du rire.

Nuits profondes. Nuits chaudes. Nuits calines. C'est ainsi que je revois cet épisode d'une partie de mon enfance.
Avec d'autres enfants, ou bien avec la seule compagnie de mon père, une échappée belle, à observer le ciel.
Avec lui il y avait toujours des pages "découvertes". Leçons de choses ou bien voyages nature.
J'affectionnais particulièrement ses connaissances astronomiques. Sa propre documentation me semblait inépuisable. Agréable à écouter pour l'enfance curieuse. Et pendant qu'il racontait, tous mes sens étaient en vacances. Je le suivais pas à pas... ou m'échappait en émotions ou parfums.
Je faisais alors des cueillettes parfumées grâces à toutes ces oranges proches, dont l'oportune soirée leur était favorables pour un laché nocturne parfumé. Ce qui n'était encore rien à côté de la saison des floraisons.
L'électricité n'étant pas au rendez-vous dans ce coin loin de la ville, on s'accomodait facilement des ombres, les jours où la lune nous boudait.
Dans les foyers, la lampe à pétrole suivait la maitresse de maison dans ses déplacements. Ce qui plongeait dans la nuit, durant quelques minutes, une pièce ou l'autre. Ce qui n'était pas pour déplaire aux enfants qui n'attendaient que cette opportunité pour faire disparaitre des objets, ou pour jouer à se faire peur.
A l'extérieur, le bonheur était bien plus grand. Ce voile sombre rapprochait la nature. Il n'y avait qu'à ouvrir grand ses oreilles. La nature s'amusait alors à bouger de façon irréelle. Les bruits devenaient étonnant à écouter pour l'oreille de l'enfance.
C'était la démesure dans le frolement d'ailes des rapaces nocturnes. Au dessus de nos têtes s'animait la gent ailée. Le ballet de la chauve souris est ce qui nous paraissait le plus extraordinnaire. En couple ou en une petite poignée, ces véloces de la nuit nous ne faisions que les sentir, ou très rapidement deviner leurs silhouettes.
Les grillons servaient leurs concerts infinis, tandis que le chant des reinettes s'élevaient par salves.
Le discret clapotis de l'eau, drainé par le canal proche, se détachait au milieu du mélange des genres.
Au-delà, les animaux sauvages semblaient rire, entre deux aboiements lointains. Parfois, le frisson était là .
Fabuleuses nuits respirant la vie et découvrant une magie unique.
Tout là-haut le ciel lui aussi avait tendu sa voilure ouverte sur une voie lactée où la superbe était de mise.
Les étoiles ne manquaient pas à l'appel, quand déjà les constellations se dessinaient dans cette masse agencée d'une manière redoutable.
Je suivais le doigt de mon père qui désignait par leurs noms qui une étoile, des constellations ou certaines planètes. Il pouvait ainsi amener des étoiles dans mes propres yeux, tant il y avait cette conviction magique de celui qui a appris à aimer la nature.
Je me souviens que déjà il parlait du trou dans la couche d'ozone. Quel inconditionnel amoureux de cette planète où la beauté est partout reine, lorsque la patte de l'homme n'y est pas encore mise. Il nous parlait de préservation et de respect.
C'était il y a plus de cinquante ans... C'est dire si déjà à cette époque les scientifiques essayaient de remuer les consciences. Mais comme nous avons tendance à ne réagir que devant l'urgence, ou à coups d'émotions, la bétise humaine et les lobbies du profit ont encore de beaux jours devant eux.

Lorsque dame Lune était présente, notre campagne s'annonçait lumineuse. Telle de l'argent bien nettoyé.
Alors, aucun détail ne nous échappait. Les feuilles des arbres luisaient. La large route qui coupait les vergers brillait timidement. Elle s'éloignait d'un côté vers Marrakech, et de l'autre vers des horizons qui me sont restés inconnus. Que de fois cette voie menant à Marrakech m'a invité à l'emprunter. Tellement fort, qu'un jour je me suis sentie portée à aller découvrir la grande ville. C'est ainsi que sur une charette tirée par un ane, me suis-je embarquée avec trois autres compères, rênes entre les mains... Le propriétaire ne put imaginer ce jour-là que nous le laisserions sans véhicule. En abandonnant avec confiance son bien devant nous, il ne pu lire dans nos regards notre malicieuse envie de disposer de l'offre si gentiment mise à disposition. C'est ainsi que nous primes la clef des champs.
Les grands espaces, la liberté de s'échapper c'était notre lot quotidien pour ces enfants de la campagne. Un temps de l'enfance bien heureuse. L'enfance a besoin de place. Ce qui peut rendre les sottises moins grandes. Toutes proportions gardées. Quelques légitimes frayeurs pour les adultes, parfois... mais aucun sentiment d'étouffement.
Ni d'oppression dû à un enfermement entre les murs d'un appartement, ou des tours avec quelques milliers d'habitants.

Les nuits marocaines me portent vers celles tout aussi superbes, aux couleurs de l'été algériennes. Encore bien autre chose. Différente. Mais tout aussi passionnante à mes yeux...

Je vous raconterais d'autres épisodes de mon enfance entre le Maroc et L'Algérie... pays superbes en paysages et délicieux pour le contact humain...





Par Mariliane - Publié dans : Voyages - Communauté : ALGERIE
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Lundi 19 janvier 2009


La nuit s'est installée profonde
Seul le céleste espace clignotte de mille feux
 Paisible s'élance la route de la voie lactée
  Traçant  avec ses milliards d'étoiles
Sa vaporeuse étole de soie
Une planète est venue se mélanger aux scintillantes
Tandis que placides
Les constellations dessinent  leur ouvrage
Elles semblent discuter avec leurs voisines
Regard plongé dans les dentelles du ciel

L'enfant s'extasie devant l'immense toile
A ses côtés le doux murmure d'une voix
Explique l'agencement de l'espace
Attentive l'enfant remplit sa mémoire
Le temps de la magique présence

Autour d'elle s'approchent les silhouettes des feuillus
Un discret clapotis emporte ses rêves
Dans le silence environnant
Les reinettes font sortir leurs chants entrainants
Alors que dans la moiteur de la nuit
Les animaux sauvages semblent rire dans le désert
Les vergers exhalent le parfum de l'orange
       Sur une  tendre nuit sans éclat de lune

Sur une murette assise
Auprès de son père se laisse conter la nature

Dans ses yeux étoiles dansent ses rêves d'enfants

Le temps elle n'a pu retenir
Malgré sa muette prière

Seuls demeurent les souvenirs


Par Mariliane - Publié dans : Poétiquement votre - Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
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Vendredi 31 octobre 2008



Derrière un rideau de roses et de verts
Une oasis invite l'homme fatigué

Autour d'une pause-thé
Les femmes gouttent au repos languissant

Les enfants prennent le temps de jouer
Sans soucis hurlent leur bonheur

Sous les rayons de la journée
La terre se fait flamme

Dans le regard du paysan s'éloigne le sable
Les dunes en vagues emportent les decors

Un éventail de palmiers s'offre en reflets
Mille accords se mélangent au paysage

Kenchela la belle se donne sereine

A l'ombre de ses grands arbres
Le passant s'imprègne des douceurs environnantes

Kenchela enchante par son charme
Comme le ferait la danseuse aux yeux noirs
Ondule au rythme du désert

La gracieuse emporte ses parfums

Fraicheur de l'Oasis
Pour un seul de ses baisers
A l'ombre de ses palmiers
On se poserait



Par Mariliane - Publié dans : Poétiquement votre - Communauté : ALGERIE
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Jeudi 30 octobre 2008

Voilà un arbre aux belles ailes. Il a du charme et il culmine à une hauteur entre 15 et 30 mètres
On dit du palmier qu'il vit les pieds dans l'eau et la tête au soleil. C'est certainement l'image qui lui convient le mieux pour exprimer ce qu'est cet arbre.
Outre qu'il peut être décoratif, ou dans certaines contrées, accueille un autre fruit, assez imposant...
C'est surtout du palmier dattier que je vais vous parler. Le temps de vous faire saliver peut-êytre.
Après la conviviale pause-thé, il m'a semblé que je ne pouvais pas passer en Algerie, sans toucher à ce fruit si délicieux.

On peut déjà dire qu'un palmier bien entretenu peut produire jusqu'à 100 kilos de dattes. Mais là n'est pas son seul rôle. L'utilité de l'arbre ne s'arrête pas à la production de la datte.
Son bois est utilisé pour couvrir les toitures des maisons. Ses jeunes palmes encore blanches sont utilisées pour fabriquer des paniers, des nattes, des éventails et des couffins.
Ses palmes mortes servent comme haie de jardin, ou barrière anti-ensablement ou bien à faire du feu chez les boulangers, les potiers et les briqueteries artisanales.
Son jus "legmi", se boit frais comme du sirop.

Il existe une variété incroyable. Plus de 300 variétés de dattes dont la célèbre "Deglet Nour", " tmi et Akhouat".
La Deglet Nour existe aussi en Algerie, bien qu'on ne parle que de celle de Tunisie.
Elles existe aussi aux USA, en Californie, Arizona et Texas. C'est au début du siècle que les americains se sont aperçus que le climat de la Californie, de l'Arizona et du Texas est semblable à celui de l'Afrique du Nord. Ils ont importé une quantité de palmiers à titre expérimental.
Cette reine des dattes est de couleur dorée.

Là où il y a de l'eau, il y a des oasis. Idéal pour les palmeraies. Eau et chaleur, les deux conditions idéales.
Les noyaux qui en fait sont la graine, sont semés et deviennent des palmiers.
Il faut ensuite couuper les rejets de leur mère et les replanter ailleurs. Cinq ans après ils commenceront à produire des dattes de la même variété que leur mère. Ainsi en est-il de la Deglet Nour.

Ils sont plantés selon deux conceptions.
Soit en ligne, dans les nouvelles oasis, en gardant 8 mètres de distance entre chaque palmier.
Soit selon la méthode ancestrale, dans les anciennes oasis, en disposition serrée.
L'avantage de la première est que cela  va permettre la production de dattes de grand calibre. Ce qui va malheureusement exiger beaucoup d'eau, puisque la terre reste à nu entre les palmiers.
Donc, évaporation rapide de l'eau d'irrigation.
La seconde méthode consiste à placer des arbres fruitiers à grands feuillages entre les palmiers serrés. On peut donc voir sous les palmiers des figuiers, des pêchers, des abricotiers, des grenadiers.
Voilà donc un ombrage qui permettra à la terre de garder son humidité pendant plusieurs jours.
Même en été.
N'est-ce pas ingénieux ?

Le palmier demande peu d'entretien. Le printemps est la saison de la pollinisation qui consiste à extraire le pollen des palmiers mâles pour les poser sur les régimes des palmiers femelles. On met à profit cette opération pour débarrasser l'arbre des ses palmes mortes.
La généreuse cueillette des dattes se fait en automne et au debut de l'hiver.
Et ce n'est pas tout. Les surfaces entre les palmiers sont utilisés pour faire de l'agriculture : tomates, carottes, poivrons, piments, oignons, épinards, cambons, salade et divers légumes verts.
Aucune surface à perte, et gain d'humidité.

Le fruit par lui-même est sucré et onctueux. Ces fruits aux formes de doigt et tellement clair, ils le doivent à son suc comme le miel. Ces couronnes de feuilles telle une jolie coiffe tombante depuis la hauteur de son tronc, accueille le fruit le plus gouteux qui soit. Groupées en régimes les dattes sont des baies à chair sucrée.
Très sucrée même !

Ce fruit a d'autres propriétés et non des moindres.
La teneur en glucides de la datte sèche atteint 64 à 69 %, c'est à dire 3 à 5 fois que ce que l'on trouve dans les fruits frais.
Les minéraux et les oligoéléments y sont très abondants. C'est l'un des fruits les plus riches en potassium, en calcium et en magnésium. Cuivre, zinc et manganèse sont également présents à des niveaux interessants.
On peut relever qu'elle fournit 257 cal aux 100 grammes. Très énergétique.

Quelle que soit sa variété ou sa maturité, la datte déploie un éventail de saveurs assez surprenantes : petit beurre, crème de marrons, caramel à la crème, tarte aux prunaux, frangipane, et bien d'autres encore... Il n'y a qu'à demander aux connaisseurs.

Le palmier dattier était appelé "arbre de vie" par les Chaldéens. En Afrique du Nord il fut introduit par les arabes. Depuis l'Arabie.
La variété la plus connue : la datte muscade.
La variété la meilleure : la "Deglet Nour" (doigts de lumière), provenant de Tolga en Algerie. Sa richesse en sucre permet de la garder à température ambiante sans s'abimer.

On peut ajouter aussi ceci : elle est laxative. Elles est aussi indispensable dans la fabrication de globules rouges. On s'en sert également comme remède (d'autrefois) : pour soigner un rhume ou des maux de gorge.
Dans ce cas il faut infuser 100 grammes de dattes dans un litre de lait bouilli. Et on le boit en infusion.
Mais il y a aussi d'autres possibilités. Des recettes fameuses. Come le pain aux dattes. Les bouchées feuillettées aux dattes et aux noix. Un vrai délice !
On peut les faire en confiture avec des poires. Un régal !
Puis dans des recettes comme le tajine, les ragouts de volaille, et les plats épicés au cari.
Fameux !

Ce fruit peut trouver recette à son doigt... dans mille succulentes préparations.
Les femmes d'Afrique du Nord sont les princesses toutes catégories dans le domaine. Etre  invité à leur table c'est du bonheur pour le palais... et les yeux aussi.

Ce fruit on peut dire que c'est de la lumière. Non seulement il est beau à regarder, mais il est délicat, velouté, subtil, parfumé, succulent...
Je crois bien que je vais mourir de plaisir si je continue à penser à lui de cette façon...

On dit qu'une datte par jour fait du bien au corps. Et rejouit le coeur.
J'adhère tout à fait !

Alors, si vous n'avez jamais goutté à ce fruit aux vertues largement reconnues, plus une seule minute à perdre, faite un saut partout où vous pourrez en trouver, et cedez à la tentaion...



L'Oasis de Kenchela c'est du plaisir dans tous les sens du mot.
Et du bonheur partagé lors d'une baignade dès que la chaleur se fait durement sentir...

Je ne vous dis pas de prendre vos maillot de bain par cette saison... mais pour la gourmandise, vous pouvez !


Par Mariliane - Publié dans : Reportages - Communauté : ALGERIE
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Mercredi 29 octobre 2008





"Dans l'Oasis il n'y a rien mais tu ne manques de rien !"

C'est une phrase qu'il est coutume de dire dans les oasis du Sahara.


Mais qu'est-ce qu'une oasis ?

Une oasis désigne en premier lieu, une zone dans un désert stérile. Mais pareil phénomène n'a lieu que s'il y a à proximité une source d'eau. Ou lorsqu'une nappe phréatique est proche de la surface du sol.
Parfois aussi sur un lit de rivière qui se perd dans le désert.
Cet espace réduit devient alors fertile.
L'homme doit s'adapter aux contraintes naturelles de l'aridité. On peut dès lors comprendre l'association humaine et la zone cultivée. D'où les palmeraies.
Une palmeraie d'oasis devient un espace anthropisé et irrigué. Voilà également pourquoi elle supporte une agriculture classiquement intensive et en polyculture. Elle est une agriculture intégrée qui est menée avec la superposition de trois strates.

- Les palmiers dattiers.
- Les arbres fruitiers.
- Et à l'ombre des plantes basses, légumes et céréales.

A travers le monde, le système oasien nourrit au moins plus de dix millions de personnes.
Le système d'irrigation de ces oasis sont très judicieux.
Quelque exemple d'oasis en Algerie : Bou Saada, Ghardaïa, Ouargla, Timimoun (première photo, et la troisième), Tuat... pour ne citer que quelques unes.


 
La palmeraie de Timimoun est une vraie merveille. L'architecture de cette ville et de couleur rouge, est d'une grande beauté. Elle se trouve à plus de 1200 kilomètres d'Alger.
Ces jardins délicats que sont les oasis sont entretenues avec un grand art.
Biskra au Sud du massif des Aurès est reconnue comme étant l'une des plus belles oasis d'Algerie. On la nomme aussi la "Perle" du sésert, ou la "Reine" des Zibans.
Comme toutes les villes oasis, elle est accueillante, pleine de charme. Les habitants sont généreux.
Une balade dans les rues de la ville en calèche, cela vous dirait ?
Une jolie manière de visiter la ville. Au son des sabots du cheval.
Mais si vous vous rendez dans une oasis lors des festivités de la fête de la datte... alors là, le dépaysement est total.

J'ai glissé entre les deux oasis, celle de Béchar... une autre oasis aux merveilles cachées.



Qu'évoque pour vous le mot "Oasis ?"
Un lieu où on pense fraicheur peut-être...
Ou bien un endroit paisible.
Un lieu refuge...

Nous avons sans doute chacun d'entre nous une idée précise de l'impression retenue par le mot Oasis.
Une oasis s'apparente presque à une ile perdue au milieu de l'Océan. Tout comme une ile, on y retrouve une ambiance particulière. Les couleurs et la température sont différentes. Les parfums aussi.
Il s'en dégage une beauté presque irréelle. Le soleil semble bien plus généreux, lorsqu'on observe les jeux de lumière sur la végétation.
Une mer d'eau entoure une ile. Une mer de sable entoure une oasis.
Il y a dans les deux cas, de la magie dans la profondeur des tons.
L'océan est bleu ou émeraude. Le désert a des reflets rouges, ou jaunes intenses. L'oeil retient le velours de cet environnement.

Dans les deux îles, le charme est total. On éprouve un vertige passager. Il n'y a plus qu'à se laisser étreindre par le magnifique paysage.
Une oasis désaltère les yeux et le coeur.

Il suffit de s'y poser un peu de temps, pour comprendre combien ce lieu peut devenir envoutant.
La magie opère pour ce qui est d'une île.
Une "Oasis" nous réserve autant de surprises...


Par Mariliane - Publié dans : Reportages - Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
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Mardi 12 août 2008


Ondulent
Les grands espaces couleurs

Là où l'homme s'accomode de sa solitude

Ingénieusement étalé
Le Sahara génère le temps qui passe

Baignant dans la chaleur du jour
Les paysages enflammés
Enjambent les dunes

Féerique temperament
Cueillant le voyageur
 
Sur l'aride océan
S'éloignent les caravanes 

L'aventure créé le mirage
Sur un décor de sable et de courage

Qu'une tempête se déchaine
Pour que le pinceau de l'artiste
Change sa toile

Beautées subtiles

A tous les passages
L'oasis ouvre son coeur

Au dessus du sable
Dès que la nuit installe son voile
S'iinvitent les étoiles

Pour que se reposent les femmes

Par Mariliane - Publié dans : Poétiquement votre - Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
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Mercredi 6 août 2008


C'était aux jours de l'adolescence
Le temps où la jeunesse nous portait
Où nos secrets de filles s'échangeaient

Les rues d'Alger étaient notre cour
Nous flânions avec notre joyeux bagage
Tout prêtait aux rires

Les hauteurs de la Casbah nous accueillaient

Resserées et parfumées d'épices
Chaque rue
Au sommet d'Alger nous portaient

Le port en bleus nous surprenait

Pour la ville blanche
Plus fort nos coeurs battaient

A nos pieds
De son charme jouait

Dans les volutes d'une entente amicale
Nos yeux se perdaient

Ensemble nous avons beaucoup partagé
Même de ta ville tu m'as donné

Pour me l'offrir
Ton soleil
En deux tu l'as coupé

Où es-tu l'amie de mes jeunes années ?
Au détour d'une vie on s'est éloignées

Ton passage dans ma vie
Jamais je ne l'oublierais !




Par Mariliane - Publié dans : Poétiquement votre - Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
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Mercredi 6 août 2008

Parler de mon voyage en Algerie, d'il y a un peu plus de deux années, sans m'étendre sur la personne qui fut le déclancheur de tant de balades, et anecdotes... ce serait comme oublier de le remercier.
Ce jeune homme m'a servi de guide. Mais surtout, ce fut un ami.
Il se prénomme Rachid.
C'est lui qui fut le photographe qui m'a surprise dans mes flâneries ou rêveries.

Cet ami, est quelqu'un de fondamentalement sympathique. Facile à vivre et plein d'humour.
C'est par son intermédiaire que sitôt sur le sol algerien, je fus cueillie à l'aéroport d'Alger. Puis déposée chez une famille qu'il connaissait, puisque son ami était l'un des fils de la maison.
Lui et son ami ne m'avait laissé aucun choix possible, à part aller habiter dès le premier jour, chez la dite famille.
Avec arme et bagages, me voilà déposée au coeur du premier des villages rencontré sur ma route.
La famille ne savait même pas que j'arrivais. Seulement un coup de fil avant que je ne rejoigne leur maison, pour demander à la maman de préparer le repas d'accueil pour une française qui débarquait.
J'ai eu droit à l'arrivée, à un accueil chaleureux, et heureux.

Cette maman au grand coeur, étant professeur de français, dès le lendemain matin, elle m'a invité à la suivre jusqu'à son école pour une matinée dans sa classe.
Ma nouvelle amie était heureuse et si fière de me présenter à ses élèves, ainsi qu'aux autres professeurs...
A l'heure du repas j'ai retrouvé ces dames et ces messieurs à la cantine, car le Directeur de l'Etablissement m'avait invité pour partager leur repas.
Je suis toujours fascinée par cette spontaneité avec laquelle on adopte aussi vite les gens. Même ceux qu'on ne connait pas... et qui vous tombent ainsi dans les bras sans crier gare.
En plus, je me suis régalée d'un repas qui me fait encore saliver lorsque j'y repense. D'autant que l'ârome de cette sauce de mouton aux olives, embaumait toute la cour de l'école.
La bonne humeur était au rendez-vous autour de la tablée féminine. J'ai été bombardée de questions. Même les plus intimes. A pouffer de rire !

Au sortir de cette matinée délicieuse, ma nouvelle amie m'a fait faire une halte au dispensaire du village, afin de faire connaissance avec sa cousine medecin, ainsi qu'avec le medecin chef du service.
Ce qui m'a permis de constater combien ils pouvaient manquer de matériel et de produits.
La chirurgienne dentiste etait momentanément en arrêt, car elle n'avait plus de gants chirurgicaux. Le fauteuil lui-même n'avait plus lieu d'être. Le matériel ne fonctionnant plus...
Ce qui ne l'empêchait pas d'assurer son service pour les petites maux. C'est avec le sourire qu'elle me raconta ce fait. De petits moyens, pour bien des affections. Et l'humour en prime !
Difficile de songer qu'on ne puisse rien faire à l'échelle planétaire pour tous ces pays où ils manquent de tout.
Du gaspillage par chez nous, et parfois rien ailleurs...

Je relate tout mon séjour dans mes écrits sur la categorie "voyages"....

Accueillir un ami en Algerie, n'est pas qu'un vain mot. Il y a une telle fierté à le présenter à toute sa famille, mais également à ses amis ou à ses voisins...
Grâce à cette amie de quelques jours, je me suis retrouvée plus tard chez sa soeur. Elle voulait tellement faire ma connaissance. Chez elle aussi, c'est le coeur qu'on m'a offert en gage "d'amitié". Mon départ de chez eux fut de la même manière, très difficile.
On ne voulait plus que je quitte, évidemment.
Voisines et amies sont venues faire les curieuses. Elles ressentaient le besoin de savoir qui était la "française" fraichement débarquée. Toutes ces femmes attendaient le départ de leur mari, pour venir me raconter des histoires de femmes, mais aussi pour animer leur curiosité à mon égard.
Du rire à volonté, assuré !
Après cette ville, une autre encore, et d'autres familles. Une vraie chaine de l'amitié. De quoi prendre le vertige.
Si cela avait été possible, je crois bien que je n'aurais eu aucun mal à m'installer dans le pays...
Mes souvenirs me font rire encore, pour une telle oportunité sans arriière pensée.
Les algeriens sont vraiment incroyables.

Rachid l'ami guide, a vraiment été une bien belle chose durant cette période.
Grâce à lui j'ai touché à l'Algerie d'aujourd'hui qui me conforte dans mes souvenirs de l'Algerie d'hier.
Avec le recul je me dis que j'ai très peu discuté avec lui. Il fut le plus proche de moi, et pourtant il y avait comme une distance entre nous. Il était si présent, que l'habitude aidant, je me suis surprise à vaquer à mon quotidien plaisir, en amenageant d'immenses silences.
Je me suis contentée de le suivre dans tous ces endroits qu'il aimait me faire découvrir. C'est ainsi que j'ai pu observer la nature, les paysages, les gens de la rue, avec le plus tranquile état d'esprit. J'ai pu aprécier tous ces petits restos où il m'emmenait.
Aucune prétention, ni dentelles inutiles, l'abord amical fut le moteur conducteur.
Que de fois est-il resté silencieux à mes côtés ou un peu en retrait, comme pour ne pas me déranger dans mes pensées, ou bien lorsque je regardais les paysages. Dès que je me mettais à écrire sur mon cahier, je disparaissais dans mon petit monde. Il était présent, mais ne disait mot.
Il attendait que j'ai terminé, même si cela durait une heure ou plus. Une discretion peu commune.
Il arrivait qu'il entrecoupait ces silences par de l'humour.
Et il en a à revendre... sous sa timide réserve.

Etonnant "homme", se disant guide, rien que pour s'amuser. Lorsque nous relations tout les faits tirés de nos balades, ce seul mot de guide nous faisait rire.
C'est surtout à Bejaïa que je lui ai fait faire des kilomètres de marche. Dans les ruelles qui montent ou qui descendent. Ainsi qu'aux alentours.
Foisonnante nature exceptionnelle... et un guide que j'ai épuisé.

Rachid a la meilleure place dans tous ces souvenirs algeriens. Il a été le point de départ de situations delicieuses.
Sans lui je n'aurais pas pu connaitre toutes ces familles merveilleuses. Même si le hasard m'a mise en présence d'autres familles...

De bien jolies vacances que je dois mentalement à un guide pas comme les autres.
A un ami cher à mon coeur.


                                                                                                 
                                                                                   MERCI RACHID !




Par Mariliane - Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
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Mardi 5 août 2008

A présent, lorsque je pense à l'Algerie, c'est ainsi que dans ma tête se présente ce coin de terre.

Tel l'éclat finissant qui se projete au dessus des montagnes, et laissant sur la mer tranquile, des vagues dormantes. Le ciel se coiffe d'une douce aquarelle enflammée, que quelques nuages amuse.
L'apaisante fin de journée a sonné. Sa parure s'offre tendresse pour tous les amoureux de nature...
C'est ainsi que si régulièrement je me laisse emporter sur des souvenirs qui eux se réveillent à chaque coucher de soleil. Ces régulières plongées me disent que j'étais bien bougeante durant mes années Algerie...
Des souvenirs colorés et jalonnés d'anecdotes.
Je vous embarque avec moi, pour une plongée dans l'une d'elle.

Ce que j'ai oublié, c'est comment j'ai pu atterir chez les religieuses. Notamment dans l'une des associations catholique, dite : Jeunesse Ouvrière Catholique (J.O.C). D'autant que je ne travaillais pas encore.
Je n'ai fait qu'un court passage parmi eux, mais je pense que durant quelques années  ma folle balade, ils ont eu  du mal à  l'oublier.

C'était le temps où on organisait des camps pour la jeunesse. Filles et garçons étions bien encadrés. Celui 
que j'ai connu se composait également d'une religieuse et d'un prêtre. J'avais 14 ou 15 ans.
Je revois les tentes dressées. Ces tentes dont la couleur militaire sonnait déjà le couplet. Tout le monde dormait sous le même toit, avec un rideau de séparation entre filles et garçons. Un coin pour le rangement cuisine, et autres ustensiles indispensables. A charge pour les campeurs de ranger leur coin nuit.
Le soir, lors des veillées, les chansonnettes nous étaient offertes au son de la guitare.
Au milieu d'une nature luxuriante, tout aussi parfumée que colorée, nous avions pris nos marques.
Etant proches d'un ruisseau, celui-ci nous chantait la douceur de ses clapotis continus. Grillons et cris de certains petits animaux nocturnes, nous servaient de calines douceurs. 
Lorsque nous étions sous nos tentes, allongés sur nos matelas, certaines petites bêtes s'amusaient à tourner autour de notre toile. Glissements imperceptibles. Petits chocs incompréhensibles. La nuit profonde etait remplie d'inconnus mouvements.
Mais c'était aussi l'occasion parfois de s'en aller dans de grandes discussions entre filles. Rire garanti sous la toile... et d'impératives demande de silence.

Les charges étaient équitablement partagées. Pas une seule seconde, je n'en ai douté.                                       
Seulement, les corvées de vaisselle ou du rangement autour des tentes, ce n'était pas très passionnant.
Il nous semblait même que les garçons en oubliaient d'être rappelés aux joies des tâches ménagères. Un petit détail pas très au goût des filles... en plus, ces longues journées à se raconter, ou à chanter en grattant l'instrument du camp, me semblait un peu trop tranquile. Ceci ajouté aux corvées, mon esprit s'est mis à vagabonder.
Un jour je soumis une idée à mes deux plus proches compagnes. Au départ cela leur sembla un peu fou. Et irréalisable, bien sur. Ce qui n'empêcha pas à la chose de faire son bout de chemin dans leurs têtes.

Elles aussi voulaient mettre de la couleur dans leurs journées.
Donc, ce qui germa, s'insinua petit à petit et devint enfin l'objectif.
Nous parcourerions villes et villages... en auto-stop !
Tout fut planifié dans le moindre détail. Je parle du parcours, évidemment. Car nous n'avions pas le moindre sou en poche. C'était le chef de camp qui détenait notre pincée d'argent de poche.
Il nous fallait toutefois convaincre un garçon plus agé que nous, pour nous servir de protecteur.  Cela faisait plus sérieux.  Et  faire du stop comportait un certain risque comme on nous l'avait si souvent répêté.
Nous ne choisîmes pas n'importe quel gars. Il s'agissait du moniteur du groupe. Pourquoi pas ?
Je me demande, aujourd'hui encore, comment il avait pu accepter de nous suivre dans notre délire de gamines...
Avec peu de bagage, nous primes la clef des champs, à l'aube, un certain jour.

Avec beaucoup de complaisance, les voitures se sont arrêtées. Un peu à pieds, puis beaucoup en voiture, nous avons parcouru des kilomètres. Le plaisir était immense, complet. Une visite sur des terres sèches ou très verdoyantes. Nous prenions le temps de visiter, de fouiller la nature. Nous nous exclamions sur tout. Et nous rigolions énormément. Mentalement, la cueillette de paysages superbes nous ont semblé venir à notre rencontre.
Premier objectif : Tizi-Ouzou. Nous n'en étions qu'à quelques kilomètres.
Que faire une fois sur place ? Où manger, et surtout avec quoi ? Notre homme du groupe n'avait que peu d'argent lui-même. Et le projet était de tenir jusqu'à la fin des vacances...
Mon idée fut adoptée à l'unanimité : Proposer au restaurateur de faire sa vaiselle du midi avant de reprendre la route. Installés dans un restaurant modeste, j'explique l'offre au patron des lieux. Rires de sa part. Mais il accepte !
Je crois qu'il doit rire encore devant le culot de notre jeunesse.

Je dois vous préciser que c'était l'époque après l'indépendance.
Ce qui a effrayé les responsables du camp lorsqu'ils ont constaté notre escapade. Ma mère était dans tous ses états, selon ce que j'ai su. Ce qui n'a pas empêché mon père de penser que toutes mes idées allaient toujours dans le même sens. Celui de l'aventure et du pied de nez aux règles... Pas d'avis de recherche donc, sur nous.
On attendrait le retour des campeurs en vadrouille.

Quand à nous quatre, nous avons vécu des moments tellement agréables.
Les gens ont été généreux. Chaleureux au possible. Car nous fumes invités chez l'habitant durant ce parcours, lorsque nous vagabondions loin des villes.
Je crois bien que je n'ai jamais eu conscience d'aucun danger.
Les faits ont toujours confirmé que la peur ou la méfiance n'est pas vraiment le chemin qui mènent jusqu' aux portes du coeur des gens.
Les algeriens n'ont jamais changé à mon égard. Je n'ai jamais ressenti de l'hostilité de leur part.
Il y a eu quelques petits malentendus, mais vu mon état d'esprit aventurier, il était évident que parfois de petites confrontations pouvaient survenir.
J'ai vraiment aimé ces années là !

Mon besoin de bouger, d'espace, j'ai pu y toucher, largement... ce fut un bonheur que d'avoir pu le faire.
D'avoir osé le faire.
Ces plongées dans ce merveilleux pays, fait briller mon regard, dès que je fais des retours.




Les rues où se baignent les rayons brulants... Vides à certaines heures de la journée en été...
Même le peu de mouvement donne une certaine forme au regard qu'on pose sur elles.
Magiques même dans ce qui fait la pause qui invite à la sieste.




Les gens affairés autour des étals. Les vendeurs presque en sommeil. Les passants allant de leur pas tranquile.
Une flânerie qui s'impose d'elle-même...




J'aime ces rues... ces gens généreux... ces villes au regard différent....

et les paysages fabuleux... délicieusement invitant.


Par Mariliane - Publié dans : Voyages - Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
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  • : Mariliane
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  • : Femme
  • : 29/07/1948
  • : lecture curieuse écriture matinale Ballades nature
  • : L'écriture me fait toujours voyager. Elle m'emporte sur les routes de l'Algerie, très souvent. Mon monde est peuplé d'imaginaire. L'humour a sa place dans mes échanges avec les autres. Je me pose volontier sur la lecture.

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